Bosnie 1992: Bienvenue en enfer! Travaux Pratiques pour survivre

Note: Le but de cet article n’est pas de dire qui a raison et qui a tort dans la “guerre de Bosnie” (1992) mais de livrer le témoignage d’un civil durant cette guerre. Lisez attentivement car très bientôt nous aurons la même situation en France!

L’homme qui répond aux questions ci-dessous, raconte comment lui et son clan ont survécu pendant un an dans une ville de 60000 habitants durant l’effondrement de la Bosnie en 1992. Sans eau, sans électricité, sans pétrole, sans système de santé, sans protection civile, sans systèmes de distributions ou de réseaux traditionnels, ce survivant devenu par la suite survivaliste, témoigne sans détours d’une survie urbaine crue et pragmatique.

L’avantage de ce retour d’expérience, est qu’il est bâtit sur un questionnement purement survivaliste issu du forum « Survivalist Boards », et que l’orientation de l’entretien est donc extrêmement ciblé sur les réalités d’une survie urbaine durant un effondrement de la normalité. Même si ce témoignage reste d’une situation extrême, il nous permet d’entrevoir certaines réalités, et de rétablir une certaine priorité au sein de nos préparations.

Je suis de Bosnie, et comme vous le savez, c’était l’enfer la bas de 1992 à 1995. Pendant 1 an, j’ai vécu et survécu dans une ville de 60000 habitants sans électricité, sans pétrole, sans eau courante, sans services traditionnels de distribution de nourriture et de consommables, et sans aucune organisation gouvernementale. Notre ville était encerclée par des forces armées pendant 1 an, et dans cette ville, c’était la merde. Nous n’avions pas de police ou d’armée organisée… il y avait des groupes armés, et ceux qui étaient armés défendaient leurs maisons et leurs familles.

Quand tout a commencé, certains d’entre nous étaient mieux préparés que d’autres, mais la plupart des familles voisines n’avaient de la nourriture que pour quelques jours. Certains d’entre nous avaient des pistolets, et très peu étaient ceux qui avaient des AK47 et des fusils.

Apres 1 ou 2 mois, les gangs ont commencés leur destruction : les hôpitaux par exemple, se sont rapidement transformés en abattoirs. Les forces de police n’étaient plus présentes, et l’absentéisme du personnel hospitalier était de plus de 80 %. J’ai eu de la chance, ma famille était large à cette époque (15 membres dans une grande maison, 6 pistolets, 3 AK47), et donc nous avons survécu… tout du moins la plupart d’entre nous.

Les Américains balançaient des MRE (Meals Ready to Eat – Rations de combat) tous les 10 jours pour aider les villes encerclées comme la notre, mais ce n’était jamais assez. Quelques maisons avaient des petits jardins potager, mais la plupart n’en avaient pas. Apres 3 mois, les premières rumeurs de décès par famine commençaient… mais aussi les décès par exposition au froid.

Nous avons démonté toutes nos portes, l’encadrement des fenêtres des maisons abandonnées, notre parquet… et j’ai aussi brûlé la totalité de nos meubles pour nous tenir chaud.

Beaucoup sont mort de maladies, surtout à cause de l’eau (2 membres de ma famille), nous buvions principalement l’eau de pluie, nous mangions du pigeon et même du rat.

La monnaie est vite devenue de la merde… Nous faisions du troc ; pour une boite de bœuf, tu pouvais avoir une fille pour quelques heures (c’est dur, mais c’était la réalité), je me rappele que la plupart des femmes qui vendaient leurs corps étaient des mères désespérées.

Armes à feu, munitions, bougies, briquets, antibiotiques, pétrole, piles et nourriture… on se battait comme des animaux pour ça. Dans une situation comme celle-la, tout change, et la plupart des gens deviennent des monstres… c’était moche. La force était dans le nombre. Si vous étiez tout seul à vivre dans une maison, ce n’était qu’une question de temps avant d’être pillé et tué… peu importe si vous étiez armé.

Moi et ma famille, nous sommes prêt maintenant ; je suis bien armé, j’ai un bon stock et je suis « éduqué ». Ce n’est pas important ce qui va se passer ; tremblement de terre, guerre, tsunami, extra-terrestres, terrorisme, pénurie, effondrement économique, émeute… l’important c’est que quelque chose va se passer !

De mon expérience, vous ne pouvez pas survivre seul, la force est dans le nombre, soyez proche de votre famille, préparez avec elle, choisissez vos amis sagement et préparez-vous avec eux aussi.

1. — Comment vous déplaciez-vous en sécurité ?

En fait la ville était divisée en communauté de rues. Dans ma rue (15/20 maisons) nous avons organisé des patrouilles (5 hommes armés chaque soir) pour garder un œil sur les gangs et les ennemies. On troquait entre nous dans la rue. A 5 kilomètres il y avait une rue très organisée pour le troc, mais c’était trop dangereux de s’y rendre pendant la journée à cause des tireurs d’élite. En plus on avait plus de chance de se faire dépouiller la bas que de troquer, et je n’y suis allé que 2 fois, et seulement quand j’ai vraiment eu besoin de quelque chose de particulier et d’important (il parle principalement ici de médicaments, et notamment d’antibiotiques).

Personne n’utilisait les voitures en ville parce que les routes étaient bloquées avec des débris, ou d’autres voitures abandonnées… et le pétrole valait de l’or !

Si je devais aller quelque part c’était de nuit. Ne jamais se déplacer seul, mais jamais en groupe important non plus (2/3 hommes). Toujours armé, très vite, et toujours dans les ombres au travers des ruines, jamais dans les rues.

Il y avait beaucoup de bandes organisées, 10 / 15 personnes, parfois 50… mais il y avait aussi des gens comme toi et moi, des pères, des grands pères, des gens bien avant la merde, qui maintenant tuaient et pillaient. Il n’y avait pas vraiment de bons et de méchants… la plupart étaient entre les deux ; c’est à dire prêt à tout, au bon comme au moins bon.

2. — Et le bois ? Il me semble qu’il y a beaucoup de forêts autour de ta ville, pourquoi avez-vous brûlé vos meubles et vos portes ?

Autour de ma ville il n’y a pas beaucoup de bois. Ma ville était une très belle ville, elle ressemblait à n’importe qu’elle autre ville avec ses cinémas, ses restaurants, ses écoles, son aéroport, ses centres culturels… Nous avions des arbres dans la ville, des parcs et des arbres fruitiers… mais tous les arbres ont été brûlé en moins de 2 mois. Quand tu n’a pas d’électricité pour préparer la nourriture et te chauffer, tu brûles ce que tu as sous la main ; tes meubles, tes portes, ton parquet (et ça brûle vite ce bois là !).

Nous n’avions pas de banlieue et de fermiers. Dans les banlieues c’était l’ennemi, et nous étions encerclés. Et dans la ville, tu ne savais pas qui était ton ennemi.

3. — Quelles sorte de savoir-faire as-tu utilisé durant cette période ?

Tu peux imaginer que d’une certaine manière c’est le retour à l’âge de pierre ! Par exemple, j’avais une bouteille de gaz. Mais je ne l’utilisais pas pour faire chauffer ou préparer notre nourriture, c’était trop précieux ! J’ai bidouillé la bouteille pour pouvoir y attacher un tuyau pour recharger les briquets. Les briquets, ça n’a pas de prix ! Une personne m’amenait un briquet vide, je le rechargeais, et je prenais une boite de conserve ou une bougie en échange par exemple. J’espère que tu comprends mon exemple.

Aussi, je suis infirmier. Dans ces conditions, mes connaissances étaient mon argent.

Soyez éduqués et entraînés… durant un tel effondrement, tes connaissances valent de l’or si tu sais réparer certaines choses. Les objets et les stocks vont disparaitre un jour, c’est inévitable… mais tes connaissances peuvent être ta nourriture. Je veux dire… apprend à réparer les choses ; les chaussures ou les gens… Par exemple, mon voisin savait faire du pétrole pour les lampes… il n’a jamais eu faim.

4. — Si tu avais 3 mois pour te préparer aujourd’hui, qu’est ce que tu ferais ?

Si j’avais eu 3 mois pour me préparer ? Hmmm !… fuir à l’étranger ? (blague). Aujourd’hui, j’ai conscience que les choses peuvent s’aggraver très très rapidement. J’ai de la nourriture, des produits pour l’hygiène, de l’énergie etc. Un approvisionnement de 6 mois. Je vis en appartement avec une bonne sécurité. J’ai une maison avec un abris dans un village à 5 kilomètres de mon appartement, et dans cette maison j’ai encore 6 mois d’approvisionnement.

Ce village est une toute petite communautés, la plupart des habitants sont préparés… ils ont appris avec la guerre. J’ai 4 différentes armes à feu avec 2000 munitions chacune. J’ai un bon jardin avec la maison et des connaissances en jardinage. Aussi, j’ai un don maintenant pour sentir la merde… tu sais, quand tout le monde autour de toi dit que tout va bien se passer, mais que toi tu sais qu’en fait tout va s’effondrer ?

Je pense que j’ai la force de faire tout ce que je dois faire pour survivre et protéger ma famille, parce que quand tout s’effondre, sois sûr, si tu n’a rien, tu vas faire des choses qui ne sont pas très jolies pour sauver tes gosses… tu veux juste survivre avec ta famille.

Survivre seul ; aucune chance (c’est mon opinion), peu importe si tu es armé et préparé, au fnal, si tu es seul tu vas mourir, je l’ai vu… plein de fois.

Des groupes et des familles avec énormément de préparation et de connaissances variées, c’est le mieux.

5. — Quel matériel devrions-nous stocker ?

Ça dépend. Si tu veux survivre comme un voleur, la seule chose dont tu as besoin se sont des armes et beaucoup de munitions. A part des munitions, de la nourriture, du matériel pour l’hygiène et de l’énergie (piles etc.), tu peux te pencher sur des petites choses faciles à troquer ; couteaux, briquets, savon, pierres à feu… Aussi, avoir beaucoup d’alcool, le genre qui se garde longtemps, comme du whisky par exemple, la marque n’est pas importante, ça peut être le truc le moins chère possible, mais c’est très bien pour le troc dans les moments difciles ou pour désinfecter des blessures.

Le manque d’hygiène a fait beaucoup de morts. Tu vas avoir besoin de choses très simples, mais en quantités importantes, comme énormément de sacs poubelle, je veux dire, énormément ! Et beaucoup de rubans adhésifs toilés. Des assiettes et des gobelets en plastique ou en carton… tu vas en avoir besoin ; beaucoup ! Je sais, parce que nous n’en avions pas du tout.

Mon opinion est que le matériel pour l’hygiène est peut être encore plus important que la nourriture. Tu peux facilement tuer un pigeon, ou trouver quelques plantes à te mettre sous la dent, mais tu ne peux pas tuer du produit désinfectant pour les mains par exemple. Plein de produit pour nettoyer, désinfecter, beaucoup de savon, de la Javel, des gants, des masques… tout ce qui est jetable.

Aussi, un entraînement dans les premiers soins, apprendre à nettoyer une plaie, une brûlure ou même une blessure par balle, car il n’y a pas d’hôpital… même si tu trouves un médecin quelque part, il n’aura pas de médicaments, ou tu n’auras rien pour le payer. Apprendre à utiliser les antibiotiques, et en avoir beaucoup.

Pour les armes il faut rester simple. Maintenant je porte un Glock 45, parce que j’aime bien, mais c’est pas une arme ou un calibre répandu ici, donc j’ai aussi deux 7,62 mm pistolets russes cachés, parce que tout le monde à cette arme ici, et beaucoup de munitions. Je n’aime pas les Kalachnikov, mais c’est pareil, tout le monde en a une… donc… Il faut avoir des choses petites et discrètes.

C’est bien d’avoir un générateur par exemple, mais c’est mieux d’avoir 1000 briquets BIC. Le générateur, dans une situation merdique, va attirer l’attention. 1 000 briquets ne prennent pas de place, c’est pas chèr, et tu peux toujours les troquer pour quelque chose.

Pour l’eau, la plupart du temps on récupérait l’eau de pluie dans 4 gros tonneaux, après on la portait à ébullition… on avait aussi une rivière pas loin, mais l’eau est vite devenue trop polluée. Le matériel pour l’eau est très important. Il faut avoir des tonneaux, des seaux et des récipients pour stocker et transporter l’eau.

6. — Est-ce que l’or et l’argent métal t’ont aidé ?

Oui. Personnellement, j’ai échangé tout mon or pour des munitions. Parfois on était capable d’utiliser de la monnaie (Mark et Dollars) pour acheter certaines choses, mais ces occasions étaient rares, et le prix était toujours exorbitant. Par exemple, une boite de haricots valait 30/40 $. La monnaie courante s’est très vite effondrée. Simplement, on troquait quelque chose pour autre chose.

7. — Est-ce que le sel avait de la valeur ?

Oui, mais pas autant que le café ou les cigarettes. J’avais beaucoup d’alcool, et j’ai troqué avec sans problème. La consommation d’alcool était plus de 10 fois supérieur qu’en temps normal. Maintenant, c’est probablement mieux de stocker des cigarettes, des briquets et des piles pour le troc parce que ça prend moins de place.

Je n’étais pas un prepper (1) à l’époque, on a pas eu le temps de se préparer… quelques jours avant que la merde atterrisse dans le ventilateur, les politiciens à la télé répétaient que tout allait bien. Quand le ciel nous est tombé sur la tête, on a juste pris ce qu’on pouvait.

(1) — Apprendre à faire pousser des légumes, faire son pain, élever des poules, récolter ses semences, se soigner avec les plantes, coudre, réparer moteurs et autres, cordonnerie, récupérer l’eau de pluie et de puits, devenir autonome en énergies diverses, etc. Pour les adeptes du prepping, « préparation », il s’agit, d’un entraînement pour un futur probable.

8. — Est ce que ça a été difficile d’obtenir une arme à feu durant l’événement et qu’est ce que vous avez pu troquer pour les armes et les munitions ?

Après la guerre, chaque maison avait une arme. La police a réquisitionnée pas mal d’armes au début de la guerre… mais la plupart des gens ont caché leurs armes quelque part. J’ai une arme légale (licence), et les autorités ont une loi qui s’appelle « collection temporaire ». Dans une situation de trouble (émeutes par exemple…), le gouvernement a le droit de temporairement confsquer toutes les armes… donc tu gardes ça en tête. Tu sais, il y a des gens qui ont une arme légale, mais ceux qui ont des armes légales ont aussi des armes illégales cachées quelque part, juste au cas ou il y aurait une confscation.

Si tu as de bonnes choses à troquer, c’est pas compliqué de trouver une arme pendant une situation difcile, mais ce qu’il faut savoir, c’est que les premiers jours sont les plus dangereux en terme de chaos et de panique, et que peut être que tu ne vas pas avoir le temps de trouver une arme pour défendre ta famille. Ne pas être armé durant la panique, le chaos et les émeutes… c’est pas bien.

Dans mon cas, à un moment un homme avait besoin d’une batterie de voiture pour sa radio, et il avait des fusils… j’ai troqué la batterie pour 2 fusils. Pour les munitions… parfois je troquais des munitions pour de la nourriture, et quelques semaines plus tard de la nourriture pour des munitions.

Par contre, je ne faisais jamais de troc chez moi, et jamais dans des quantités importantes. Très peu de gens (voisins) savaient combien de choses j’avais chez moi. Le truc, c’est de stocker le plus possible en rapport avec l’espace et l’argent… et après, suivant la situation, tu vois ce qui est le plus demandé. Correction, munitions et armes auront toujours la première place pour moi… mais qui sait, numéro deux c’est peut être des masques à gaz avec des fltres.

9. — Et la sécurité ?

La défense était très primitive. Encore une fois, nous n’étions pas prêt… et nous avons utilisé ce que nous pouvions. Les fenêtres étaient cassées, les toits étaient en piteux états à cause des bombardements. Toutes les fenêtres étaient bloquées avec quelque chose : sacs de sables, pierres. J’ai bloqué ma porte de jardin avec des débris, et j’utilisais une échelle en aluminium pour passer au dessus du mur. Quand je revenais chez moi, j’appelais quelqu’un pour qu’il me passe l’échelle.

Un mec dans notre rue a complètement barricadé sa maison. Il a fait un trou dans un mur connecté à la maison de son voisin qui était en ruine… une entrée secrète. Ça va paraître étrange, mais toutes les maisons les plus sécurisées ont été pillées et détruites en premier. On avait de belles maisons dans mon quartier, avec des murs, des chiens, des alarmes et des barres de fer aux fenêtres. Les foules ont attaquées ces maisons en premier… certaines étaient défendues et ont tenues, d’autres non… ça dépend combien d’armes et de bras ils avaient à l’intérieur.

Je pense que la sécurité c’est important, mais il faut là savoir garder un profil bas… oublies les alarmes par exemple. Si tu vies en ville et que la merde arrive, tu vas avoir besoin d’un endroit simple et sobre, avec beaucoup d’armes et de munitions. Combien de munitions ? Le plus possible.

Il faut garder ton domicile le plus inintéressant possible. Aujourd’hui ma porte est en acier pour des raisons de sécurité, mais seulement pour me sauvegarder de la première vague de chaos… après ça, je pars pour retrouver un groupe plus important (famille et amis) à la campagne.

A la maison, on a eu des situations pendant la guerre, pas besoin de rentrer dans les détails… on a toujours eu plus de puissance de feu, et le mur en brique.

Aussi on avait toujours quelqu’un qui surveillait la rue… une bonne organisation au cas ou les gangs viennent est primordial. Il y avait toujours des coups de feu en ville. Encore une fois, la défense de notre périmètre était très primitive… toutes les issues étaient barricadées, avec juste des petites ouvertures pour les fusils, et toujours au minimum 5 membres de la famille à l’intérieur prêt à se battre, et une personne dans la rue, cachée. Pour éviter les tireurs d’élite, on restait à la maison toute la journée. Dans les premiers temps, les faibles meurent, et les autres se battent.

Il n’y avait presque personne dans les rues durant la journée à cause des tireurs d’élite… la ligne de défense était extrêmement rapprochée. Beaucoup sont mort parce qu’ils voulaient aller se renseigner sur la situation par exemple… c’est très très important, il faut se rappeler que nous n’avions pas d’informations, pas de radio, pas de télé… rien, juste des rumeurs. Il n’y avait pas d’armée organisée… mais nous étions tous des soldats.

Tout le monde portait une arme et essayait de se protéger. Dans la ville, tu ne peux pas porter de truc de qualité parce que quelqu’un va te tuer et te prendre tes affaires. Tu ne peux même pas avoir un beau fusil, et ainsi attirer l’attention. Je vais te dire ; si c’est la merde demain, je veux rester sobre, et ressembler à tout le monde dehors, peureux, désespéré, confus, et peut être que je vais crier et pleurer un peu…

Pas de vêtement chic… je ne vais pas sortir avec mes super habits tactiques tout neuf et crier : « je suis la, vous êtes tous mort maintenant les méchants ! ». Je vais rester profil bas, lourdement armé et bien préparé en attendant et en évaluant mes options, avec mon meilleur ami ou mon frère à mes cotés.

Ça n’a pas d’importance d’avoir une super sécurité, un super fusil… si les gens voient que tu es rentable, qu’ils devraient probablement te voler, ils vont te voler. C’est seulement une question de temps, et de combien de bras et d’armes vont être de la partie.

10. — Quelle était ta situation avec les toilettes ?

On utilisait une pelle et n’importe quel bout de terre à proximité de la maison faisait l’affaire… ça a l’air sale, mais c’était sale. On se lavait avec l’eau de pluie récupérée, ou alors à la rivière, mais la plupart du temps c’était trop dangereux. On n’avait pas de papier hygiénique… et même si j’en avais je le troquais. C’était une sale situation. Si je peux te donner un conseil ; en premier, il faut avoir des armes et des munitions… après tout le reste, et je veux dire tout !

Ça dépend de la place que tu as et de ton budget bien sur. Si tu oublies quelque chose, c’est pas grave, il y aura toujours quelqu’un pour troquer… mais si tu oublies les armes et les munitions, tu ne pourras pas avoir accès au troc.

Aussi, je ne vois pas les grandes familles comme plus de bouches à nourrir, je vois les grandes familles comme plus d’armes et plus de forces… après, c’est dans la nature des gens de s’adapter.

11. — Et les soins pour les gens malades ou blessés ?

Les blessures étaient principalement des blessures par balles. Sans les spécialistes et tout le reste, si la victime avait la chance de trouver un docteur quelque part, il avait 30% de chance de s’en sortir. Ce n’était pas comme dans les flms, les gens mourraient… beaucoup sont morts de petites blessures infectées.

J’avais des antibiotiques pour 3 ou 4 traitements, bien sur, seulement pour ma famille. Des choses très bêtes tuaient les gens. Une simple diarrhée est capable de te tuer en quelques jours sans les médicaments et l’hydratation nécessaire… surtout les enfants. On a eu beaucoup de maladies de la peau, et des empoisonnements alimentaires… on pouvait pas faire grand chose. On faisait beaucoup avec les plantes locales et l’alcool, et pour le court terme ça allait, mais sur le long terme c’était horrible.

L’hygiène est primordiale… et avoir le plus de médicaments possible, surtout les antibiotiques.

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11 Commentaires

  1. Psychologiquement, mentalement et physiquement existent des différences fondamentales entre le monde serbo-croate et celui des Européens, dont la France, évidemment.
    Le premier cité est habitué à guerroyer, au système D, à une vie qui n’y est plus facile depuis longtemps. Il s’est forgé un mental; il s’est endurci.
    les seconds vivent majoritairement dans l’endormissement, bercé par Papa Etat, l’avachissement, l’insouciance, le je-m’en-foutisme et le quant-à-soi forcené avec toutes ses dérives d’une liste sans fin car “tout m’est dû mais je n’ai aucun devoir, même pas celui de défendre ma femme, mes enfants!”…”Alors, la patrie j’en ai rien à foutre!”.
    Ces 5 points sont devenus leurs mamelles nourricières.
    Ils ne sont donc pas prêts à se défendre que ce soit lors d’une guerre civile ou mondiale, tant sur le plan psychologique, mental, que sur le plan physique.
    Ils ont perdu leur passé, leur présent est incertain. Leur avenir est dans leurs mains ineptes!
    La zombification a fait son oeuvre.

    Mon Dieu, je confie mon passé à ta Miséricorde, mon présent à ton Amour, mon avenir à ta Providence.
    Padre Pio

  2. Un produit est très utile à avoir chez soit le permanganate de potassium (KMnO4) dans toute bonne pharmacie sans ordonnance.4 mg par litre pour rendre l’eau de la citerne potable et 400mg/l pour solution désinfectante pour les plaies. Très efficace. Un détail : les dates limites sur les médicaments indiquent seulement une diminution d’efficacité. J’ai utilisé des anti inflammatoires périmés de 3 ans (voltarène 75) en prolongeant le traitement de 3 jours (10 au lieu des 7 prévus à l’origine) C’est valables aussi pour les antibiotiques. J’ai également bu de l’eau minérale 10 ans d’âge : aucun goût particulier et même pas la courante.(stockée au frais dans le noir)

  3. Ce témoignage est glaçant. Lors d’une visite à Calais il y a quelques années, des habitants m’avaient fait part des pillages dans les potagers, des tentatives de voler des bêtes dans les champs, voire des agressions ou des virées nocturnes dans des habitations par les clandos pourtant nourris et habillés, à l’oeillet. Voila presque trente ans que j’habite un petit village entre mer et campagne . Je connais quelques personnes fiables, j’écoute les conférences sur la sécurité organisées par la mairie et la Maréchaussée. Mais quands les pick-up chargés de zivas appliqueront afin de piller la nourriture des fermes, les animaux, le carburant et des biens négociables, il faudra réagir car les forces de l’ordre locales seront submergées ou resteront dans leurs brigades. Il y a beaucoups de chasseurs dans le coin et les jeunes ne sont pas si abrutis qu’on le prétend. Evidemment nous serions dans un monde decivilise mais ça allégera le côté juridique des actes, un petit côté juin 1944 . Comme certains ici, j ai préparé une solution de repli et un certain matériel de jardinage, pêche et autres . Je ne serai pas étonné que la situation se détériore davantage et la population très assistée se retrouve en situation critique .donc préparation et resserrement des relations familiales élargies et amicales . Pour cela tout existe en livres ou sur internet, mais il faut s’y mettre .j’ai pas mal progressé mais il ya beaucoups à faire . Quands à une reprise du pouvoir par le ou les peuples en France, je reste dubitatif vu l etat moral actuel de nos concitoyens mais les faits transforment tout radicalement . Nous verrons bien mais préparons nous en tous domaines .

  4. j’ai les mêmes à la maison. Vivres, eau, citerne d’eau, plus des gâteries dont je ne donne pas la liste. Le tout dans ma cave transformée en pièce à vivre.

  5. Ce descriptif “vie en enfer” est d’une vérité incomparable.

    Quand on a déjà vécu un certains temps ici-bas, on n’a pas besoin de garanties, de traducteurs de gens qui savent , bref de bavards. Ca crève les yeux que c’est exactement ça qui se passe. Que qu’un diarrhée fait crever beaucoup de gens. L’eau est un pb central. Que sans munitions, on crève : c’est forcé ! La valeur des antibios,ça aussi c’est bien vu !car tes vaccinns tu peux de les fourrer où tu veux, ils te sauveront JAMAIS la vie. Prenez surtout des antibios à large spectre comme ‘lamoxicilline (chez moi j’ai en permanence un ou deuxntraitements complsts de 8 kjours à 3 grammes par jour. Là tus ais que tu auras 2 fois sur 3 la courante, mais tu survivras.RIen n’est plus vrai qu’ lhistoire d’une blessure minable va te tuer ! dans un organisme éprouvé donc affaibli….Bref, merci merci de ce rappel

  6. Ce descriptif, je l’avais déjà lu, il y a un bon momente; il est judicieux qu’il soit remis ici. Une bonne révision évite l’endormissement.
    Ceux qui n’ont pas encore réalisé (je ne parle pas des personnes venant sur RL, personnes supposées connaître les problèmes actuels insolvables sans une guerre civile + une GM) que l’effondrement est très, très proche (je pense qu’il devrait se produire au plus tard au printemps 2025, si ce n’est en 2024) seront condamnés dès les premiers jours, que ce soit à la ville ou à la campagne!
    Un grand nombre de citadins vient s’installer dans nos campagnes et bourgades du grand Sud-Ouest, affichant des demeures neuves et souvent de très belles constructions, sans oublier les voitures de luxe qui pullulent! Ceux-là sont des crétins patentés, des consommables!
    Je ne pense pas être le seul à observer des allées et venues de barbus en voiture, venus faire des repérages de lieux! Je suis certain de ne pas me tromper!
    Faire effectivement toujours profil bas car une guerre civile est bien plus sournoise qu’une guerre de militaires, même si ce sont les civils qui paient souvent le plus lourd tribu!
    Les conseils donnés dans ce texte sont à respecter à la lettre! Ils valent toute votre attention!
    S’imaginer qu’être en pleine campagne (sauf en nombre TRES SOUDE) et solidement armé, est un atout, c’est se fourrer le doigt dans l’oeil car les ennemis allogènes comme blancs iront instinctivement là où ils pensent trouver animaux, potagers et pillages faciles!
    Ventre affamé n’a pas d’oreilles.
    L’humain est globalement un féroce prédateur même s’il ne l’a pas encore découvert!
    Les adolescents seront exrêmement dangereux par manque total d’organisation de survie et de réflexions sur le court et moyen terme. Les femmes, celles qui ont conservé l’instinct maternel ne seront pas non plus à mésestimer.

  7. Je suis convaincu depuis plus de 10 ans que nous allons être confrontés à une situation similaire. Non seulement en France, mais dans toute l’Europe de l’ouest.

    • En observant tout ce qui ne tourne pas rond, je pense que dans la première phase, l’ennemi numéro un sera le bordel noir partout. La Poste fera défaut. Le portable fera défaut à la moindre bruine. Des commerçants manqueront de tout, réduiront leurs heures d’ouverture.Les médecins ne seront pas là.Des services ne répondront plus au téléphone. Des RDV seront reportés pour un rdv de dentisterie,chez moi comptez 6 mois, même pour un simple plombage ;plein de gens ne se soignent plus les dents.)Un RDV d’ophtalmo, 8 mois à un an. UnRDV d’angéiologue, 7 mois. Exemple : en 2013 j’ai fait opérer la cataracte de mes deux yeux. Deux RDV consult pour définir l’implant, 28 euros chacun, remboursés SS.Premier oeil à l’hôpital local : mars 2013. Total 100 euros , remboursés (pas de suppl d’honoraires) aller et retour en Ambulance, tiers payant. Second oeil le 2 mai, idem ! .résultat : impeccable, 10/10 à chaque oeil, myopie corrigée 100 % pour la vie.

      En 2023, une amie a eu besoin de faire la cataracte des deux yeux. Depuis février 2023 ça n’est pas fini. Les ophtalmos font durer le plaisir des préliminaires “vous avez une petite infection de la cornée, prenez d’abord cet antibio et revenez me voir”. ELle revient : infection pas finie. Finalement, en mai 2023, le mec l’opère. Il oublie de lui corriger la myopie.Elle râle. En représailles il la laisse tomber (il croule sous,les clients), mais il lui prend 300 eur de suppl d’honoraires. Il faut qu’elle aille à Perpignan et là on la promène pour petites infections, complément d’examens, etc. Tout ce cirque dure depuis juin 2023, elle n’a encore uncun oeil soigné à 100 % et à chaque fois, voyage à Perpignan. Mais les factures ça pleut !. Tout est bien parti pour qu’à la fin 2024 rien ne sera terminéalgré des dépénses supérieures à 600 euros déjà…. Pour la dentisterie depuis que notre excellent Cros, un super classique chic et sympa qui bossait comme un Dieu avec le sourire, a pris sa retraite, c’est la panique, on ne peut plus se soigner les dents. J’ai des amis qui en ont eu marre et se sont fait faire des implants pas chers ….au LIBAN ! prix du voyage compris, trois fois moins cher qu’ici, si ! si ! d’autres vont en Turquie ou à Chypre…On connaît quelqu’un qui va de rage des dens en rage des dents et ne survit qu’avec des antibios, pas de place pour le soigner.

      • A Perpi: visich a fuir $$ et faux diagno faut aligner les pesets. Même au bord de la mer, les bons dentistes sont rares. Plus que 2 généralistes dans le quartier des Moulins au lieu de 5 avant pour 8 000 pékins. Abrazo